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1 (1932)
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lartillerie

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légers de siège. En France , on na pas fait suffisamment def-forts pour les suivre. Le Rimailho, encore quil soit satisfai-sant, nexiste quen faible proportion. Le nombre de batteriesprévues à la mobilisation est de 42, chaque batterie a deuxpièces. Les progrès à réaliser pour améliorer létat de chosesactuel devront seffectuer en deux périodes :

Pendant la première, il faudra recourir à des moyens defortune. On utilisera des pièces de 120 et 220 comprises actuel-lement dans les équipages de siège ou dans larmement desplaces. Pendant la deuxième période, on substituera à ce maté-riel provisoire une artillerie lourde composée de pièces à tirrapide et répondant aux besoins de la guerre future ; cettesubstitution demandera du temps et nécessitera des dépensesconsidérables.

Le retard apporté à la création dune artillerie lourde équi-valente à celle de nos adversaires probables est imputable àlextrême lenteur de nos services techniques, qui, poursuivanttoujours de nouveaux progrès au lieu de chercher des réalisa-tions, multiplient les expériences, et naboutissent jamais.Constatant limpuissance des organes compétents, jai déjàsongéà faire appel à lindustrie privée qui depuis longtemps fabriquede lartillerie pour des puissances étrangères ; peut-être, parces moyens, sera-t-il possible darriver plus vite au résultatcherché.

Le problème défini par le ministère était bien posé, etles solutions nettement indiquées.

Mais la question de la transformation de lartillerie en-traînait comme corollaire une question de personnel : pourconstituer et servir une artillerie lourde nouvelle, il fallaitdes hommes ; or, avec le service de deux ans, et les nou-velles créations quil avait fallu faire, il était impossiblede trouver des hommes disponibles. Jenvisageai alorslutilisation de quelques batteries de côte dont certaines,affectées à des points peu menacés, me semblaient pouvoirêtre plus utilement employées en servant lembryon denotre artillerie lourde. Lorsque ce projet fut connu, il sou-leva de véhémentes protestations dans le monde parle-mentaire et dans certains milieux militaires qui affectaientde croire que supprimer une batterie à Royan ou à Port-

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T. I.