LES OUVRIERS m; LA.NCASIIIRE
18 .")
B. - LE TRAVAIL DE FABRIQUE DANS l’i.NDUSTRIE COTON-
NIÈRE DU LANCASHIRE.
Le Lancashire possède aujourd'hui les ouvriers lesplus capables de l’industrie cotonnière; tous les observa-teurs compétents sont d’accord là-dessus. Ainsi Fieldcn,un membre bien connu du monde des affaires à Manches-ter, voit, dans la supériorité du travail fourni, la princi-pale force du Lancashire . Une opinion analogue a étéformulée par le consul américain de Manchester, M. Sliaw,reconnu bon juge, d’accord avec les patrons allemandsdevant la commission d’enquête : « Un ouvrier anglais ,« dit M. Sliaw, se déclare satisfait s’il a beaucoup de« travail et des salaires élevés; un petit nombre seulement« songe à changer de profession (1). La fixité du person-« nel ouvrier a une grande valeur dans l’industrie, parce« qu’une longue expérience donne une grande habileté à« diriger les mêmes machines, ce qui assure la plus« complète régularité, aussi bien que la supériorité des« résultats. » Samuel Andrew, le secrétaire de la grandeassociation des employeurs d’Oldham, résume en ces ter-mes les qualités des ouvriers anglais : « Nous avons, en« ce moment, le meilleur personnel ouvrier du monde. Il« est né et élevé bien disposé, bien préparé à son tra-« vail. Avec les machines perfectionnées actuelles sous« sa direction, nous pouvons compter qu’il fera son dé-fi voir avec la régularité d’une horloge. »
(1) D’autre part, suivant Sartorius, en Amérique, la facilité dechanger d’occupation décèle encore dans la population un reste decaractère colonial.