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M. DE BISMARCK.
du mal. Or, c’est précisément cette fai-blesse, la plus grave et la plus funeste detoutes, qu’avec beaucoup de légèreté cer-tains de nos hommes poli tiques reprochentà l’Allemagne , et plus particulièrement àla partie éclairée de la population, telle quela représentent, par exemple, l’immensemajorité des libéraux en Prusse et le paysde Bade dans le Midi. On comprend à pré-sent quel est l’intérêt d’une enquête sur lesidées et les procédés de l’homme qui futl’instigateur de tout ce mouvement. Si poursa valeur seule déjà, pour s’être inscrit avecdes caractères impérissables dans le livrede l’histoire, il mérite l’honneur d’être étu-dié de près, la part de responsabilité, quide lui rejaillit sur une nation entière, faitde cette recherche un devoir impérieux.