M. DE BISMARCK.
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élève docile dans la science de sophistiquerle principe démocratique. 11 n’y avait pasjusqu’au suffrage universel dont on ne lesoupçonnât de vouloir se faire une armecontre la liberté. Au lieu de comprendretout ce qu’il y avait de légitime dans cessuspicions, M. de Bismarck perdit patienceaux premières résistances qu’il rencontra.11 comprenait toutes les lenteurs et tousles ménagements dont il fallait user enversla royauté, mais il ne tenait aucun comptedes précautions à employer en abordantl’opinion publique. Dès ce moment, il sejeta tête baissée entre les bras du partiféodal, dont il avait, dans des momentslucides, parfaitement reconnu le néant.Ce parti naturellement ne demandait pasmieux que de ressaisir son ancien favori.