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M. DE BISMARCK.
beaucoup du cigare, et cette habitudeajoute à la nonchalance de son extérieur.Pendant qu’il était ambassadeur à Francfort, son ennemi intime, M. de Rechberg, convo-qua un jour les membres de la diète et lesreçut chez lui en robe de chambre. M. de Bis-marck, pour user de représailles, aussitôttira de sa poche son étui, prit un cigare,en offrit un second à son voisin, et sansattendre la réponse: «N’est-ce pas, chercomte, vous permettez?» dit-il en allu-mant. Cette désinvolture, cassante à l’occa-sion, est avant tout le résultat d’un espritactif, remuant, impatient de tout faire etde tout savoir par lui-même. Il a tracassé,exaspéré la presse et la chambre ; mais dumoment qu’il espérait séduire un députéou un journaliste par des confidences, par