M. DE BISMARCK.
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La lutte éternelle des peuples contreleurs maîtres ne devrait raisonnablementalterner qu’entre la nécessité de les ren-verser ou l’espoir de les moraliser. Quantà l’entreprise de les dompter par des insti-tutions coercitives, par des restrictionsinscrites dans les chartes monarchiques,l’expérience ne peut y voir qu’une valeurfort relative. Là où l’esprit des gouverne-ments persiste à l’état d’insurrection plusou moins latente contre l’autorité de l’opi-nion publique; là où les chefs d’Etat secroient injustement renfermés dans les li-mites d’un pouvoir constitutionnel, la forceconcentrée d’en haut aura toujours lachance de prévaloir contre la force diffused’en bas. Le vrai triomphe de la civilisationdans les États monarchiques, c’est d’élever