Druckschrift 
3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
Entstehung
Seite
360
Einzelbild herunterladen
 

360

Louis-Ferdinand, et parmi les conseillers le baron deStein, linfatigable adversaire de Napoléon , lhomme qui,plus que qui que ce soit, avait toujours proclamé lanécessité de créer une patrie allemande, et qui déjà dansces temps voulait par moments aller beaucoup plus loinquon na osé le faire de nos jours.

Depuis 1801 les changements de la carte de lEurope avaient réveillé dans la tête de maint patriote lidée deprofiter du remueménage général, pour établir une Alle-magne plus ou moins compacte, plus ou moins étendue.Des mémoires présentés au roi, des brochures, des.journaux avaient appuyé sur lopportunité du moment.Quant au choix du vrai remède, on nétait pas plusdaccord quaujourdhui. Déjà on discutait si ce seraitune grande Allemagne complète ou une Allemagne duNord seulement (la ligne de démarcation provisoiretracée dans la paix de 1795 en avait sugéré lidée pre-mière); si lon médiatiserait les petits princes ou si onles réunirait en fédération.

En 1804, la tentation était venue du côté opposé.Napoléon , à la veille de proclamer son empire héréditaire-et désireux dêtre reçu par les anciennes maisons sou,veraines à titre dégal, avait mis Frédéric-Guillaume III dans la confidence de ses desseins, en le conviant à pren-dre aussi le titre d 'empereur. Le roi avait encouragévivement le Premier consul, en ce qui regardait le change-ment à introduire en France , sans se prononcer sur sesintentions relativement à sa propre situation, et, aprèsun échange dopinions continué pendaut quelques mois, ilavait fini par déclarer quil était content de son sort, etne demandait pas mieux que de conserver le rang auquella Providence avait élevé sa maison. H y avait bien danscette réponse les deux éléments qui caractérisaient etlhomme et la situation: méfiance légitime envers toutes