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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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les avances dun complaisant dangereux, et répugnancepour toute démarche un peu risquée, surtout quand ellese rattachait de loin à une origine révolutionnaire. Ce-pendant, pour un homme capable de se laisser tenter parune grande entreprise, il y avait autre chose à faire quede conclure par cette fin de nonrecevoir, plate et sèche,portant trop clairement le caractère de cet esprit petitet immobile pour être purement interprétée dans le sensdune réponse évasive. Car si la méfiance envers Napo-léon avait été le seul motif de refus, on naurait pasflotté pendant toute la période de 1805 à 1806 entrelAutriche et la France , entre lentente et la résistance,entre les manœuvres et lindignation, occupé avant touteautre chose de la nécessité de sassurer lacquisition delElectorat de Hanovre. Enfin, arriva l'année 1806,,la confédération du Rhin étant proclamée, la couronne dusaint-empire déposée par François II, la France renouvelaà la Prusse la proposition de se mettre à la tète duneconfédération du Nord. Le 22 juillet 1806, aussitôt aprèsla ratification de la confédération du Rhin, Talleyrand envoya à Laforest, ambassadeur de France à Berlin , lacopie de lacte constitutif, en laccompagnant du com-mentaire suivant:Cest pour la Prusse le moment deprofiter dune occasion si favorable pour agrandir et con-solider son système; elle trouvera lempereur Napoléon disposé à seconder son intention et ses projets. Ellepeut rallier moyennant une nouvelle loi fédérale lesEtats qui font encore partie de lEmpire germanique , etacquérir la couronne impérialeà la maison de Brande-bourg. Elle peut, si elle le préfère, former une fédé-ration des Etats du Nord qui sont plus rapprochés de sasphère. LEmpereur approuve dès à présent tout arrange-ment de cette nature qui conviendrait à la Prusse .Le