Druckschrift 
3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
Entstehung
Seite
362
Einzelbild herunterladen
 

362

roi fit envoyer une réponse des plus empressées et desplus chaleureuses:

Le roi, dit M. de Haugwitz à Laforest, est aucomble de la joie; il se regarde non-seulement commelallié de la France , mais comme lami personnel delempereur Napoléon ." Toutefois il refusa de nouveau,pour le moment, de donner suite à ces propositions; nonpas quil dédaignât le fond de la proposition; mais sessentiments légitimistes et dynastiques lui interdisaient lapensée de baser cette innovation sur autre chose que surle consentement des autres princes ses frères, même delAutriche , qui fut sondée indirectement. Ce furent, onle voit, les mêmes hésitations qui sinterposèrent, quarante-trois ans plus tard, entre son fils et lassemblée nationalede Francfort , lorsquelle vint offrir à celui-ci la couronneallemande.

-tait sur le terrain des négociations avec lespuissances secondaires de lAllemagne que se préparaitla rupture entre la Prusse et la France , tout comme ellesest préparée en 1866, entre la Prusse et lAutriche .Déjà, avant les ouvertures faites par M. de Talleyrand ,la Prusse avait invité les cours de Saxe et de la Hesse -Electorale à former avec elle une confédération des Etatsdu Nord, sous réserve dy faire entrer ultérieurement tousles autres Etats non compris dans la confédération duRhin. Le 12 juillet, un premier projet se trouvait éla-boré sous ce titre: Idées pour servir à la fondation duneconfédération du nord de T Empire (Ideen zu einem Norddeutschen Reichsbund), et après deux remaniements, aumilieu du mois daoût, parut le projet définitif, composéde 24 articles et dune clause additionnelle. Dans lar-ticle 2, le roi de Prusse, sur linvitation des Électeurs deSaxe et de Hesse, accepte la dignité d 'Empereur delAllemagne septentrionale ; les deux Electeurs, sur lin-