vitation de la Prusse , prennent le titre royal. On fixeles contingents militaires de l’armée fédérale. En tempsde guerre, l’empereur en aura le commandement supérieur.Il y aura un congrès fédéral composé de délégués descours confédérées. Jusqu’ici l’analogie avec les créationsrécentes est frappante, il y a cependant un point, le plusimportant, où les deux organisations se séparent: il n’estpas question de représentation élue. 11 n’y aura qu’untribunal fédéral.
Nous ne dirons pas ici à travers quel dédale etquelles péripéties dut passer ce projet, destiné à ne ja-mais entrer en vigueur. Pendant que Napoléon et Fré-déric-Guillaume échangeaient les protestations les pluscordiales, ils se faisaient une guerre sourde et acharnée,sur le terrain de la diplomatie, l’un, pour établir sa con-fédération en dehors du concours de la France , dont iln’était plus possible de ne pas se méfier; l’autre, pourcouper l’herbe sous le pied de celui qu’il avait tant defois provoqué à aller de l’avant. Napoléon effrayait tan-tôt l’électeur de Hanovre, tantôt celui de Hesse avec cesinsinuations et ces froides menaces à double tranchantdont il aimait tant à faire usage. Il n’en fallait pas tantpour faire échouer les projets de la Prusse , antipathiquesà des princes qui ne nourrissaient envers elle et entreeux que des sentiments de jalousie.
On connaît l’issue de ces vains efforts, et comment,se présentant au-devant des secrets désirs de Napoléon ,et se trompant à un degré incroyable sur ses propresforces, du jour au lendemain, la cour de Berlin se lançadans cette triste aventure d’iéna, qui la balaya d’un seulcoup. Mais les idées qui furent ensevelies sous les dé-combres du royaume de Frédéric-Guillaume n’en acqui-rent pas moins une signification plus importante, enreparaissant pour la seconde fois, et en prenant des