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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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formes plus concrètes que lorsquelles sortirent de la têtedu grand Frédéric. Danneau en anneau, la chaîne decette vocation traditionnelle traverse lhistoire modernede lAllemagne , et sans prétendre que le fait seul de cesprécédents historiques soit une justification en droit desaspirations ultérieures, il est dun poids immense pourdémontrer aux contemporains que les choses entreprisesde nos jours ne sont pas nées dambitions personnelles,de convoitises arbitraires. Bonne ou mauvaise, il y aune idée, qui, depuis plus de cent ans, sest présentée àlesprit des meilleurs patriotes, chaque fois que les événe-ments sollicitaient lAllemagne de sortir de son état detorpeur et de son morcellement insensé. Ce qui, en pré-sence des accusations et des méfiances suscitées contrelégoïsme accapareur de la dynastie des Hohenzollern, estsurtout digne dêtre remarqué, cest que, hors le grandFrédéric, les chefs de cette dynastie furent toujours lesmoins accessibles à cet ordre didées. Les rois ne don-nent pas limpulsion: ils la suivent, et quand ils lasuivent, cest contraints et forcés, avec des reculades etdes demi-mesures. Le seul qui fit exception fut le seulcapable de sidentifier avec des vues générales. Lui mort,les penseurs de la nation, les patriotes, les lettrés, lessavants recueillirent lhéritage de sa conception. Quantaux rois, leur esprit ne séleva pas audessus de cetaveu mémorable: Nous sommes contents de notre sort etdu rang auquel la Providence a élevé notre maison.

En 1813, lélan suprême du peuple contre la domi-nation étrangère ramena naturellement les idées des pa-triotes vers les projets de 1806 et au delà. La suppres-sion des petites principautés se présentait comme unechose dautant plus logique quelles avaient toutes suiviles armées du conquérant contre lAllemagne même. MaisFrédéric-Guillaume aimait mieux se réconcilier avec les