Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
37
Einzelbild herunterladen
 

lévolution des doctrines

37

nombre dofficiers de létat-major de larmée et de lÉcolede guerre ; la préparation des manœuvres avec cadresdarmée groupa, en dehors des états-majors permanentsdes membres du Conseil, une dizaine dofficiers de lÉcolede guerre et de létat-major de larmée. Dautre part,certains membres du Comité détat-major, chefs détat-major darmées tels que les généraux Antlioine, Démangéet Lindet dirigèrent eux-mêmes pendant lhiver 1913-1914un grand nombre de travaux de corps darmée, darméesou de couverture au Centre des Hautes Études militaires.

Je viens de dire que, petit à petit, une doctrine logiqueet sage de loffensive sétablit dans une atmosphère detravail. Quon ne simagine pas quelle fût une innovationou quelle fût faite de nouveautés. Nos études faisaientseulement réapparaître les éternels principes de la néces-sité de loffensive, de lobligation de ne livrer batailleque toutes forces réunies, de léconomie des forces, dela nécessité dune volonté implacable, de la subordinationau but principal de toutes les missions secondaires. Riendans tout cela qui fût révolutionnaire ou simplementdiscutable : ce sont les principes mêmes de toute lhistoiremilitaire ; ceux auxquels nous devons aussi bien la vic-toire de la Marne que la victorieuse campagne de la se-conde moitié de 1918.

Ce sera léternel honneur de cette génération dofficiersdavoir contribué à sortir larmée française des nébuleusesthéories qui la troublaient depuis si longtemps.

Les grandes manœuvres de lOuest à lautomne de 1912furent une occasion de mettre à lépreuve avec la troupele haut commandement.

Deux états-majors darmée, quatre corps darmée, deuxdivisions de cavalerie, une division de réserve, des ser-vices largement constitués y prirent part. Cétait la pre-mière fois quon faisait des manœuvres darmée contrearmée. Elles furent intéressantes. Le général Gallieni yétait opposé au général Marion. Ces deux chefs de partiy montrèrent un sens stratégique très exact ; ils surentréunir et engager leurs forces dans la bataille en temps