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1 (1932)
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56 MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

téléphonique et télégraphique, sur la création des cuisinesroulantes, sur une augmentation de 100 pièces de 105long en sus des 120 pièces déjà prévues, sur la construc-tion de 200 pièces dartillerie lourde mobile à grandepuissance, sur la création dun matériel à grande puis-sance pour larmement des côtes, sur la modernisationde larmement des places. Tels étaient les points princi-paux quil me semblait indispensable de comprendre dansla révision du programme des 420 millions.

A la suite de mes interventions, le ministre décidaquune conférence serait tenue le 23 avril entre les direc-teurs intéressés pour examiner les mesures à prendre.Cette fois, la réunion des directeurs eut lieu à létat-majorde larmée, sous la présidence du général de Castelnau,premier sous-chef détat-major, mon délégué.

Il sortit de cette conférence un projet sélevant à504 500 000 francs venant sajouter au programme defévrier 1913 dit des 420 millions, portant ainsi à 924 mil-lions les besoins du département de la Guerre . Dès lelendemain, le ministre de la Guerre saisissait son collèguedes Finances de cette nouvelle demande. Celui-ci répondait,après examen en Conseil des ministres, le 13 mai suivant,quil ne pouvait adhérer sans réserve à la proposition deprésenter au Parlement un accroissement de charges deprès dun milliard. Il indiquait quon ne pourrait envisagerquun simple relèvement du programme des 420 millions,si « la nécessité en était reconnue », et il suggérait de porterle chiffre du 27 février à 450 millions. En dautres termes,à un supplément de demande de 504 millions, le ministredes Finances nen offrait que 30.

M. Étienne, ministre de la Guerre, chercha alors à tournerla difficulté : il invita les directeurs intéressés à faire con-naître au directeur du Contrôle celles des dépenses com-prises dans le programme supplémentaire qui paraissaientindispensables à engager immédiatement. Le total de cesdépenses urgentes fut alors réduit à 235 720 000 francs.Il faut dailleurs reconnaître que ^administration desFinances se trouvait alors en face de terribles besoins ;