LES BUDGETS DE LA GUERRE
6 000 000 de francs pour les fortifications du Sud-Est (à réa-liser en deux ans) ;
500 000 francs pour l’adaptation des obus de 75 au tir courbe ;
20 000 000 de francs pour l’artillerie mobile lourde : 155 Ri-mailho et 105 T. R. (à réaliser en deux ans) ;
15 000 000 de francs pour la transformation du 120 L en120 T. R. affût Rimailho (à réaliser en deux ans) ;
10 000 000 de francs pour la transformation du 155 L. en155 T. R. (à réaliser en quatre ans) ;
14 200 000 francs pour l’artillerie légère de place : 105 T. R.(à réaliser en trois ans) ;
6 000 000 de francs pour autos-canons contre aéronefs (à réa-liser en deux ans) ;
20 000 000 de francs pour la création d’un matériel d’ar-tillerie à très grande portée (à réaliser en cinq ans) ;
27 350 000 francs pour les camps d’instruction.
Ce programme marquait un effort considérable, bienque tardif. En outre, comme je n’avais eu aucune part àson élaboration, il me parut qu’un certain nombre dechoses urgentes y avaient été omises.
En particulier, une série d’expériences sur les cuirasse-ments avaient été poursuivies parallèlement à Otchakof,en Crimée, par le gouvernement russe, auxquelles nousavions été conviés, ainsi qu’au camp de Mailly. Ces expé-riences avaient prouvé que si nos cuirassements donnaientsatisfaction, par contre notre artillerie lourde n’était pasen mesure de lutter contre les fortifications modernes. Lesgrandes manœuvres avaient, de leur côté, révélé un cer-tain nombre de lacunes à combler d’urgence, telles queles cuisines roulantes dont toutes les armées modernesétaient maintenant dotées.
En conséquence, j’attirai en avril 1913 l’attention duministre sur la nécessité d’établir un nouveau programme,portant en particulier sur les approvisionnements en mu-nitions de 75 qui me semblaient encore très insuffisants,sur la création d’un matériel d’artillerie lourde à trèsgrande portée, sur la constitution des postes radio-télé-graphiques automobiles, sur l’augmentation du matériel