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1 (1932)
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I

CHAPITRE VLa bataille de la Marne.

Au moment allait sengager la bataille dont allaientdépendre les destinées du pays, la situation militaire seprésentait sous un jour infiniment plus favorable que jenaurais osé lespérer quelques jours auparavant.

Les 3°, 4 e , 9 e et 5 e armées françaises, appuyées à droiteau camp retranché de Verdun, étaient déployées sur unfront denviron 250 kilomètres jalonné par Sermaize,Vitry-le-François, Sommesous, les marais de Saint-Gond,Esternay, Courtacon. A leur gauche, formant échelonavancé se trouvaient larmée britannique et la 6 e arméefrançaise, la première au sud-ouest de Coulommiers , laseconde couverte à sa gauche par le corps de cavalerieSordet, au nord-ouest de Meaux . Lensemble de cetteligne dessinait une vaste poche dans laquelle cinq arméesallemandes paraissaient vouloir sengouffrer. Les rensei-gnements recueillis dans la journée du 5 septembre nousavaient montré, en effet, que lennemi poursuivait samarche vers le sud.

Larmée von Kluck (I re armée) avait atteint la région deCoulommiers ; elle avait laissé sur la rive droite de lOurcqquelques éléments qui se retranchaient face à louest.

Larmée von Bülow (II e armée) avait franchi la Marneentre Dormans et Ëpernay dans la matinée du 5 sep-tembre ; ses têtes de colonnes étaient signalées à midisur la transversale Champaubert , Ëtoges, Bergères, Vertus.

De larmée von Hausen (III e armée) on avait identifié

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