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1 (1932)
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CHAPITRE VIILa loi de trois ans.

La loi du 21 mars 1905 sur le recrutement de larméeavait, sans doute, réalisé légalité des charges militairesentre tous les citoyens susceptibles de porter les armes ;mais elle semblait avoir diminué sensiblement la soliditédes armes montées, et tout particulièrement celle de lacavalerie.

Cette dernière se plaignait de lindigence des effectifs,de linsuffisance de linstruction donnée à des soldats dedeux ans avec les méthodes alors en usage, de la situationcritique des régiments après le départ de la classe, delimpossibilité de mener à bien le dressage des chevauxet, par-dessus tout, de la pénurie sinon de labsence descavaliers entraînés et bien en selle.

A ces complications étaient venues sajouter des diffi-cultés de mobilisation pendant la période dhiver, au coursde laquelle une seule classe de cavaliers était mobilisable.

La situation avait paru critique dès la mise en applica-tion de la loi de deux ans. On avait escompté un rende-ment abondant dengagements volontaires et de rengage-ments, qui, dans lesprit du législateur de 1905, devaientconstituer limportant noyau des soldats anciens, indis-pensable dans les troupes à cheval ; mais cette attenteavait été déçue.

Dans leurs rapports dinspection, les généraux atti-raient avec insistance lattention du ministre sur cette si-tuation. Celui-ci sétait ému. M. Messimy, dès 1911, avait

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