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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL J O FF RE

demandé à la Section détudes quil avait organisée à soncabinet, de rechercher les améliorations quil serait pos-sible dapporter à la loi de 1905. De son côté, létat-majorde larmée nétait pas resté inactif, et il avait entrepristoute une série détudes sur la question ; il avait essayé même,en disjoignant quelques articles dun projet modificatifà la loi de recrutement, de faire voter sans différer par leParlement certaines dispositions qui auraient eu pour butde renforcer nos effectifs de paix et daugmenter le nombrede nos engagés, rengagés et commissionnés destinés à lacavalerie et aux batteries à cheval. Il cherchait, dautrepart, à multiplier le nombre des engagés de trois ans, enaugmentant les avantages attribués à ceux-ci.

Entre temps, le Parlement sémut des rumeurs qui cir-culaient sur létat de notre cavalerie et, à loccasion de ladiscussion de la loi des cadres de cette arme, certains ora-teurs posèrent nettement au ministre des questions rela-tives à ses effectifs.

M. Millerand, préoccupé dune situation dont la graviténe lui échappait pas, prescrivit alors à létat-major delarmée de rechercher une solution qui permettrait dedonner à la cavalerie les soldats anciens qui lui faisaientdéfaut, sans sinquiéter du côté politique de la questiondont il se réservait lexamen. On était alors en janvier 1913.Le retour au service de trois ans était ainsi posé ; mais ceproblème nintéressait plus seulement la cavalerie.

Toute larmée se trouvait, en effet, éprouvée et affaibliepar les conséquences du service à court terme et par lapénurie de soldats de carrière ; partout, les effectifs étaientinsuffisants ; la libération de la classe ne laissait dans lesrangs quun seul contingent dappelés instruits, de sorteque, pendant la période dhiver, notre couverture se trou-vait dans une situation précaire.

Dautre part, le chiffre réduit du contingent ne per-mettait plus daligner nos unités aux fixations arrêtéespar les lois des cadres, lesquelles étaient déjà très sensi-blement inférieures aux chiffres allemands correspondants.

Linstruction de la troupe se ressentait naturellement