C’est en 1921, après son voyage officiel en Extrême-Orient , que le Maréchal fut sollicité par un de ses plus vieuxet fidèles amis de rédiger ses Mémoires. Après avoir quelquetemps hésité, il se décida à entreprendre cette tâche. Laraison qui le détermina n’était, il l’a prouvé suffisammentpar son attitude jusqu’à sa mort, ni le désir d’attirerl’attention, ni la pensée de provoquer des polémiques oude répondre à des critiques et à des attaques. Il admitque, dans les hautes fonctions qu’il avait remplies avantet pendant la guerre, il se devait à lui-même de laisserderrière lui le récit de ses actions et un témoignage de sespensées, et qu’il devait au pays qu’il a passionnément servipendant soixante ans de sa vie la vaste somme d’ensei-gnements qu’on peut tirer des gigantesques événementsauxquels il a pris une part si importante.
Commencés en 1922, ces Mémoires ont été achevésen 1928. Ils forment un manuscrit dactylographié de1218 pages dont chaque feuillet porte en haut et à droitela signature du maréchal :
Ils comprennent quatre parties qui traitent :
La première de l'avant guerre depuis le moment où legénéral Joffre fut appelé au Conseil supérieur de la guerre,jusqu’au 2 août 1914.
Les trois autres de la guerre depuis le début des hosti-lités jusqu’au moment où, élevé à la dignité de maréchalde France (décembre 1916), il quitta le commandementdes armées françaises.
Ces Mémoires contiennent en outre, en un bref épilogue,le récit de son voyage en Amérique aux jours sombres duprintemps 1917.
N. D. E.