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1 (1932)
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LA. BATAILLE DE LA MARNE

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le XII e corps, le 4 septembre, à Condé-sur-Marne, entreÉpernay et Châlons.

Larmée du prince de Wurtemberg (IV e armée) avaitatteint le 5 septembre la transversale Châlons, Franche-ville, Bussy-le-Repos.

Enfin, larmée du kronprinz impérial (V e armée) se diri-geait vers le sud, de part et dautre de lArgonne (1).

Ainsi se trouvaient enfin réalisées les conditions straté-giques que javais envisagées le 25 août. On se rappellepar quelle suite de circonstances javais été obligé derenoncer à la manoeuvre denveloppement conçue à cettedate, den essayer une autre, et voilà que, grâce aux mou-vements de ladversaire, la manœuvre esquissée le 25 aoûtapparaissait de nouveau réalisable.

Mais, pour avantageuse que fût la situation densemble,maintenant surtout que je pouvais compter sur la coopé-ration britannique, on conçoit que jétais assailli néan-moins de lourdes préoccupations.

Malgré les assurances que mavaient donné le 4 sep-tembre les généraux Foch et Franchet dEsperey , cetteoffensive déclanchée subitement avec des armées fatiguéespar une épuisante retraite représentait un problème pleindaléas. Jai dit dans le chapitre qui précède que, pourdonner aux troupes le temps de se reprendre et de sorga-niser, jeusse préféré nengager la bataille que le 7 ; on a vupour quelles raisons javais été obligé de renoncer à cecourt délai qui eût été si utile à nos armées. Néanmoins,pas un intant je nai mis en doute que nos soldats et nosofficiers ne fussent moralement à hauteur de la tâche quejallais leur demander. Les comptes rendus montraientque les troupes et les états-majors, étonnés de cette longueretraite dont ils ne percevaient pas la nécessité, ne deman-daient quà marcher de nouveau en avant. En un mot,grâce à la précaution que javais prise quelques joursauparavant de prévenir les commandants darmée des

(1) Bulletins de renseignements du G. Q. G. en date des 5 et 6 sep-tembre 1914.