PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 395
que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucunedéfaillance ne peut être tolérée. »
En rentrant à Châtillon, j’avais trouvé un télégrammedu ministre de la Guerre en réponse à la lettre que jelui avais adressée dans la matinée pour lui annoncer lareprise imminente de l’offensive, et lui demander de m’aiderà entraîner la résolution du maréchal French. Dans sonmessage, le ministre me faisait connaître qu’il n’élevaitaucune objection à mon projet, et que le ministre desAffaires étrangères se rendait chez l’ambassadeur d’An-gleterre pour le prier de faire auprès de son gouvernementla démarche que j’avais sollicitée. On vient de voir, d’ail-leurs, que la visite que je venais de faire au maréchalFrench, avait dans l’intervalle éclairci la situation, etque je savais pouvoir compter sur la coopération desforces anglaises à la bataille décisive qui allait s’engager.
A mon arrivée à Châtillon, j’avais trouvé égalementles comptes-rendus adressés par les armées : tous lesmouvements prescrits s’étaient partout effectués sans dif-ficulté.