Pour lui la belle deploya
Ses plus brillants atours de feie.
Grand, luminaire, souper fin.
Lit de brocard et de satin,
Coquelte et Ugere parure
Voilant ä demi la nature
Pour mieux exciter les desirs,
Yeux anim6s par la luxure,
George provoquant aux plaisirs,
Corps apte et duit ä la manoeuure
Des exercices de Venus,
Imperia mit lout en ceuvre
Pour plaire au genereux Francais .
Apres trois ou quatre succes,
Remporlis non sans escarmouche,
Comme ils demeuraient bouche ä bouche,
Plonges dans le ravissement
D'une extase ardente et muette,
Un eclatant crepitement
Sortit du fond de la coucheUe.
— Ah! peslel s'ecria l'amant,Quel tarantara de trompettelCela promet de la civette.
Le gaillard doit sentir son fruit,S'il a l'odeur pareille au bruitlJe vois qu'un putain romaine,Comme une Francaise est sans gene.
— II en peut etre ainsi chez nousUne nourriture choisie
Nous fait distiller l'ambroisie.
En parlant, eile ouvre les draps,Et tout ä coup une odeur d'ambreS'exhale en parfüm dans la chambre.De Lieme la presse en ses brasPour faire oublier son offense;Et bruits alors de retentir,Parfüms de se faire sentir,Et de Lieme, sans rien comprendre