51. DE BISMARCK.
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avoir mêlé un peu de sarcasme à l’expres-sion de sa pensée, sérieuse au fond. Ni lejour de son entrée solennelle à Berlin , nidepuis, M. de Bismarck n’a été un de ceshommes selon le cœur du peuple. Diffé-rences de soleil et de sang à part, ce sei-gneur aristocratique, au verbe dédaigneuxet incisif, ne sera jamaislcbien-aimé d’unenation. L’essence de son être et le passé desa vie mettent un abîme entre lui et legénie de la faveur populaire. D’ailleurs, àl’incomparable gloire d’avoir tiré son paysdu néant, M. de Cavour eut le bonheur dejoindre le mérite plus grand encore d’a-voir fondé le culte de la liberté, laissant encela bien loin derrière lui le rénovateur del’empire d’Allemagne .
Même assombrie de regrets et de mé-