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M. DE BISMARCK.
mais un iota de la constitution représenta-tive qu’il avait solennellement promise aumoment du danger. Lorsque parfois M. deBismarck se plaint des méfiances qu’il ren-contre dans ses grandes entreprises d’au-jourd’hui, il devrait se rappeler qu’il futun temps où, comme à plaisir, il avait ou-vert la carrière à ces suspicions en se fai-sant l’apologiste de cette criante injusticed’autrefois. En 1847, prenant la paroledevant ce qu’alors on appelait les Étatsréunis de Prusse, il avait déclaré que lessacrilices de 1815 n’avaient pas donné aupeuple prussien le droit de réclamer uneconstitution; que les monarques de Prusse ne régnaientpas de par la grâce du peuple,mais par la grâce del)ieu,etquetoutcequ’ilsvoulaient bien accorder n’était qu’un acte