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M. DE BISMARCK.
il est d’un poids immense pour démontreraux contemporains que les choses entre-prises de nos jours ne sont pas nées d’am-bitions personnelles, de convoitises arbi-traires. Bonne ou mauvaise, il y a là uneidée, qui, depuis plus de cent ans, s’estprésentée à l’esprit des meilleurs patriotes,chaque foisqueles événements sollicitaientl’Allemagne de sortir de son état de tor-peur et de son morcellement insensé. Cequi, en présence des accusations et des mé-fiances suscitées contre l’égoïsme accapa-reur de la dynastie des Hohenzollern, estsurtout digne d’être remarqué, c’est que,hors le grand Frédéric, les chefs de cettedynastie furent toujours les moins acces-sibles à cet ordre d’idées. Les rois nedonnent pas l’impulsion; ils la suivent, et