M. DE BISMARCK.
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conquérant contre l’Allemagne même. MaisFrédéric-Guillaume ai ma i t mi eux se récon ci-lier avec les princes, et envoyer en prisonles patriotes, qui avaient dû lui imposer la'levée deboucliers.Lé pauvre homme, transide frayeur, à la nouvelle de la conventionde Tauroggen , ne parla de rien moins que defaire traduire devant un conseil de guerrele général York qui l’avait conclue pour luiregagner son royaume ; et il l’aurait fait siles patriotesconjurés ne l’avaient pas sous-trait à la pression de la diplomatie fran-çaise. On lui fit accroire que le ministrefrançais s’apprêtait à le faire enlever nui-tamment de Berlin ; on le persuada de sesauvera Breslau , où son entourage parvintà lui mettre l’épée au poing. Ce n’était pasle courage militaire qui lui manquait :