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M. DE BISMARCK.
dèrcnt presque avec la bataille deSolférino,et pendant que le négociateur autrichien pressait la Prusse de bâter sa déclarationde guerre à la France, et qu’il télégraphiaità Vérone que l’alliance était certaine, qu’onne devait pas conclure de paix, l’empereurFrançois-Joseph venait se jeter entre lesbras de Napoléon III, et signer la paix deVillafranca.
L’inquiétude de voir agir la Prusse au-trement qu’en vassale, la crainte, bien par-donnable en face de la politique vacillanteet cauteleuse de la cour de Berlin, de semettre entre l’enclume et le marteau ens’acharnant dansunelutte contre la France, avaient décidé l’Autriche à se réconcilierprécipitamment avec cette dernière. Ellepréférait recevoir la paix de Napoléon III,