M. DE BISMARCK.
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« Un correspondant bien informé, mais passable-ment bonapartiste, dit-il, m’écrit de Berlin ceci : ATeplilz, la bonhomie viennoise nous a joliment misdedans, nous avons été vendus, et pas même pourun plat de lentilles. Plaise à Dieu qu’il se trompe ! »
Et à propos de ce correspondant « un peubonapartiste , » il se plaint dans les termesles plus vifs de ce que des journaux libé-raux l’aient accusé de négocier avec laFrance et la Russie pour obtenir leur adhé-sion à de certains remaniements, sous lacondition de leur faire des cessions terri-toriales sur les frontières, notamment surles bords du Rhin .
« Jamais, s'écrie-t-il, je n’ai conseillé autre choseque de compter sur nos propres forces et sur l’appelaux forces nationales allemandes. Cette gent emplu-mée de la presse allemande ne se doute donc pas,dans sa niaiserie, qu’en m’attaquant, elle va droitcontre ce qu’il y a de meilleur dans ses propres len-