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M. DE BISMARCK.
tes est absolument établie à cet égard.C’est, d’après elles, une monstruosité ré-voltante que de vouloir mettre à la placede la volonté souveraine du prince lesdécisions des gouvernés. A Berlin, notam-ment, la royauté a toujours déclaré quec’était une amère plaisanterie de prétendrequ’un souverain prussien se laisserait im-poser des ministres par les élus du peuple.Quelle était la pensée du roi Guillaumequand, malgré cette conviction absolue, ilaffirmait dans des discours solennels, —toujours très-vagues, il faut le dire, —qu’il observerait fidèlement la constitution?Quelle était, selon lui, cette constitutionqui permettait de lever des impôts pendantquatre ans sans la sanction des chambres?
Depuis que le régime constitutionnel