M. DE DISMAKCK.
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les autres, les diplomates des puissancesconfédérées se réunirent à Nuremberg pourdélibérer sur des mesures préventives àprendre contre la Prusse , qui avait parléde casus belli.
En remettant sous les yeux du lecteurtous ces faits significatifs, nous devons nousétonner que l’opinion publique ne se soitalors montrée ni plus attentive ni plusalarmée. Cette indifférence en présence demenaces, dont maintenant nous pouvonsapprécier le caractère de gravité, s’expliquepar le scepticisme avec lequel le peupleallemand, depuis un demi-siècle, s’étaitaccoutumé à regarder tous les tiraillementsentre ses deux grandes puissances. Chaquefois qu’une des deux avait demandé qu’onprit fait et cause pour elle contre l’autre,