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M. DE BISMARCK.
a artificiellement préparés. Au seizièmesiècle, tout le monde eût été d’accord poursoutenir que M. de Bismarck avait fait em-poisonner le roi de Danemark , parce qu’ilsut tirer de cette mort subite un si grandprofit pour la réalisation finale de ses pro-jets. En examinant de près toutes les péri-péties de cet épisode, on arrive plutôt à laconviction que le ministre prussien n’y amontré ni cette unité de vues ni cette dia-bolique préméditation, que les amateursdu roman dans l’histoire ont voulu recon-naître dans l’enchevêtrement des incidents.Le courant de l’action diplomatique l’en-
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traîna parfois dans des contradictions sifortes avec lui-même, qu’on pourrait l’ac-cuser d’avoir un peu légèrement comptésur les ressources de son talent d’improvi-