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M. DE BISMARCK.
mark; ou bien se mettre à la tète dumouvement allemand en faveur de l’indé-pendance des duchés. M. de Bismarck quiavait juste l’intérêt contraire, qui ne voulaitni laisser les duchés au Danemark ni lessoumettre à la juridiction fédérale, moyensûr de les voir refuser à la Prusse , ma-nœuvra si bien que l’Autriche le suivit do-cilement dans tous les chemins tortueuxqu’il choisissait successivement pour s’ap-procher de son but. L’affaire des duchésavait toujours été pour les petits princesde la confédération un moyen de faire dupatriotisme à bon marché. C’était un déri-vatif sans danger pour l’effervescence po-pulaire, un prétexte toujours bien venupour jouer au soldat. Dans le cas présent,une circonstance tonte particulière yenait