M. nE BISMARCK.
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de subir dans le cas contraire le sort de laPologne (24 mars 1866). L’effet sur l’opi-nion publique fut nul. Par ses procédéscontre les chambres prussiennes, M. deBismarck avait perdu toute ombre de cré-dit auprès des gens sérieux. S’il eût en-core pu prétendre à être cru sur parole, ilaurait dû renoncer à cette illusion lorsqu’ilaccusa l’Autriche de nourrir contre laPrusse des intentions belliqueuses, jurantses grands dieux que, quant à lui, aucuneidée d’agression n’était entrée dans son es-prit. C’était trop demander à la crédulitémême des plus naïfs. Il est vrai que l’Au-triche à cette époque s’était adressée à sesplus fidèles partisans dans un.e circulaireconfidentielle pour les inviter à faire desarmements (16 mars 1866), mais il est inu-