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M. DE BISMARCK.
pillée dans des bureaux différents, qu’onne possédait aucun ensembledela situation,et que dans le public s’était répandu lebruit absurde que le roi avait volontaire-ment détruit les comptes pour créer desembarras à son successeur. Son père n’avaitjamais voulu permettre que les ambassa-deurs étrangers vissent un ministre, et lefils suivait cet exemple. Jamais les minis-tres ne se réunissaient en conseil, n’échan-geaient leurs opinions; souvent, pendantdes périodes fort longues, ils ne voyaientpas même le roi, avec lequel ils ne com-muniquaient que par écrit et seulementsur des matières d’un ordre tout à fait se-condaire.
On raconte de Frédéric-Guillaume III, qui est mort en 1840, qu’il était resté dix