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M DE BISMARCK.
chercher l’explication pratique de tout cequi s’est accompli depuis tantôt deux ans.Le premier considérant de la transactionintervenue entre la nation et le ministreprussien doit être censé conçu dans lestermes suivants : « Attendu que, soit partempérament, soit par habitude, pour sonbonheur ou pour son malheur, de toutefaçon le peuple allemand jusqu’à nos joursn’a pas fait preuve de vocation révolution-naire... » M. de Bismarck, lui, était bienfait pour sentir cette absence de tempé-rament, car il possédait cet élément quimanquait aux masses avec lesquelles ilallait se mesurer. On ne peut douter uninstant qu’il ne soit né révolutionnaire.Car on naît révolutionnaire comme on naîtlégitimiste, parlaconformationducerveau,