M. DE BISMARCK.
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que le convoi royal et militaire pouvaitpasser là-dessus avec armes et bagages.Dès ce moment, le choix était fait du pro-cédé par lequel il était permis de s’avancervers le problème de l’unité allemande.
Ce que M. de Bismarck dit au journalistefrançais dans l’intimité du tête-à-tête, soncollègue M. de Roon le jeta un jour bruta-lement à la face de la chambre. Un députéayant fait allusion à l’éventualité d’uneexplosion générale : « Je vois ici, » s’écriale ministre de la guerre, en se tournantvers les bancs de l’opposition garnis par lagrande majorité, « beaucoup défigurés hon-nêtes et sérieuses, mais point du tout de na-ture à me faire venir cette peur ; » et M. deBismarck manquait rarement l’occasion dedémon trer comment, en 1848, la démocratie