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gänglich ... In Frankreich muß man vor allem gefallen; im anderen Teileder Welt belehren. In Frankreich ist es gut, nicht immer ernst zu sprechen,was in unserer lieben Nation auf die Dauer langweilig wird . . .“
„La nation francaise est de toutes celles de l’Europe la plus inconsequente;eile a beaucoup d’esprit, mais point de suite dans les idees. Voilä comme eileparait dans toute son histoire“ Friedrich M. an Voltaire. 12. V. 1760.
„En France les petites choses se traitent avec dignite, et les grandes legöre-ment“. Derselbe in der Histoire de mon temps. 1747.
„L’impetuosite francaise pousse l’esprit de cette nation d’un extreme ä l’autre.“Derselbe, Histoire de la guerre de Sept Ans. 1767.
„La vivacite de la nation francaise s’emporte toujours aux extremes“. Der-selbe an Voltaire, 29. IX. 1775.
„Les secret pour etre approuvö en France , c’est d’ötre nouveau.“ Derselbe anD ’ A 1 e m b e r t, 28. VII. 1774.
„Tout, en France, se fait en riant, meine les crimes.“ H. de Balzac , Spien-deurs et miseres des courtisanes.
Und dann die wundervolle Schilderung des französischen Charakters mit demVergleich zwischen Franzosen und Athenern, bei De Chateaubriand inLe genie du christianisme III e partie Livre III e , ch. V.
„Fils aines de l’antiquite, les Francais, Romains par le genie, sont Grecs parle caractere. Inquiets et volages dans le bonheur, canstants et invincibles dansl’adversite; formes pour les arts, civilises jusqu’ä l’excös, durant le calme del’Etat; grossiers et sauvages dans les troubles politiques, flottants comme desvaisseaux sans lest au gre des passions; ä present dans les cieux, l’instant d’apresdans les abimes; enthousiastes et du bien et du mal, faisant le premier sans enexiger de reconnaissance et le second sans en sentir de remords; ne se souve-nant ni de leurs crimes ni de leurs vertus; amants pusillanimes de la vie pen-dant la paix, prodigues de leurs jours dans les batailles; vains, vailleurs, ambi-tieux, ä la fois routiniers et novateurs, möprisant tout ce qui n’est pas eux; indi-viduellement les plus aimables des honunes, en corps les plus desagreables detous; charmants dans leur propre pays, insupportables chez l’etranger; tour ä tourplus doux, plus innocents que l’agneau, et plus impitoyables, plus feroce que letigre: tels für ent les Atheniens d’autrefois, et tels sont lesF rang ais d’aujour d’hu i.”
Berühmt und bedeutend, wert, beachtet zu werden, ist auch die Schilderung,die Alexis Tocqueville am Ende seines Werkes „L’ancien regime” vonseinen Landsleuten entwirft und die in ihren Hauptzügen also lautet:
„En a-t-il jamais paru sur ta terre une seule nation qui füt si remplie de con-traste et si extreme dans chacun de ses actes, plus conduite par ses sensations,moins par des principes; faisant ainsi toujours plus mal ou plus mieux qu’on nes’y attendait, tantöt au dessous du niveau cornmun de l’humanite, tantötfort au dessus; un peuple tellement inaltörable dans ses principaux instincts,qu’on le reconnait encore dans les portraits qui ont ete faits de luiil y a deux ou trois mille ans, et, en meine temps, tellement mobiledans ses pensöes journalieres et dans ses göuts, qu’il finit par se devenir sonspectacle innattendu ä lui-möme et demeure souvent aussi surpris que les etran-gers ä la vue de ce qu’il vient de faire; le plus cesanier et le plus routinier detous quand on l’abandonne ä lui-möme, et, lorsqu’une fois on l’a arrache inalgrd
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