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ses côtés la démocratie allemande . Dans le même dis-cours il insiste sur la nécessité de mettre un terme àl’occupation du Schleswig-Holstein , qu’il ne considéraitque comme une aventure stupide dans laquelle la mal-heureuse politique de 1848 avait entraîné la Prusse . Etpour couronner le tout, il finit par ces mots: „C’est parl’effet d’une singulière modestie qu’on s’interdit de pro-clamer l’Autriche une puissance allemande parce qu’ellea le bonheur d’étendre sa domination sur d’autres peu-ples encore. Quaut à moi, je ne saurais admettre que,parce que les Slaves et les Kuthènes sont soumis àl’Autriche , ce seraient eux qui représenteraient cet Etat,en ne réservant à l’élément allemand qu’une importancesecondaire. Bien au contraire, je respecte dans l'Autriche le représentant dlune ancienne puissance allemande
Ainsi parlait l'homme qui devait, à dix an de là,insinuer au cabinet de Vienne que son monarque n’avaitque faire de sa position en Allemagne , qu’il ne lui restaitqu’un moyen de salut: transporter son centre de gravitationà Ofen, capitale de la Hongrie (seinen Schwerpunkt nachOfen verlegen). Ainsi parlait l’homme qui n’eut ni reposni trêve, jusqu’à ce que l’Empereur eût solennellementrenoncé à toute immixtion dans les affaires d’Allemagne !Même contradiction sous le rapport de la possession desduchés, du régime commercial et industriel, sans parlerdu suffrage universel. Les événements qui lui avaientfourni l’occasion de se prononcer ainsi pour l’Autriche etcontre les duchés, étaient venus clore l’ère de 1848. Du-rant l’interrègne révolutionnaire, M. de Bismarck s’étaitretiré de la vie parlementaire; mais il reparut dès 1849,pour reprendre sa part dans l’anéantissement des derniersefforts tentés par le parti national expirant, qui ne selassait pas de confier ses espérances à la royauté prussi-enne . Celle-ci venait de faire une de ces faibles tentatives,
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