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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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ses côtés la démocratie allemande . Dans le même dis-cours il insiste sur la nécessité de mettre un terme àloccupation du Schleswig-Holstein , quil ne considéraitque comme une aventure stupide dans laquelle la mal-heureuse politique de 1848 avait entraîné la Prusse . Etpour couronner le tout, il finit par ces mots:Cest parleffet dune singulière modestie quon sinterdit de pro-clamer lAutriche une puissance allemande parce quellea le bonheur détendre sa domination sur dautres peu-ples encore. Quaut à moi, je ne saurais admettre que,parce que les Slaves et les Kuthènes sont soumis àlAutriche , ce seraient eux qui représenteraient cet Etat,en ne réservant à lélément allemand quune importancesecondaire. Bien au contraire, je respecte dans l'Autriche le représentant dlune ancienne puissance allemande

Ainsi parlait l'homme qui devait, à dix an de,insinuer au cabinet de Vienne que son monarque navaitque faire de sa position en Allemagne , quil ne lui restaitquun moyen de salut: transporter son centre de gravitationà Ofen, capitale de la Hongrie (seinen Schwerpunkt nachOfen verlegen). Ainsi parlait lhomme qui neut ni reposni trêve, jusquà ce que lEmpereur eût solennellementrenoncé à toute immixtion dans les affaires dAllemagne !Même contradiction sous le rapport de la possession desduchés, du régime commercial et industriel, sans parlerdu suffrage universel. Les événements qui lui avaientfourni loccasion de se prononcer ainsi pour lAutriche etcontre les duchés, étaient venus clore lère de 1848. Du-rant linterrègne révolutionnaire, M. de Bismarck sétaitretiré de la vie parlementaire; mais il reparut dès 1849,pour reprendre sa part dans lanéantissement des derniersefforts tentés par le parti national expirant, qui ne selassait pas de confier ses espérances à la royauté prussi-enne . Celle-ci venait de faire une de ces faibles tentatives,

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