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dont Jelle” est î coutumière, pour arriver sur la base destraités dynastiques 'à la suprématie prussienne, qu’ellen’avait osé accepter des mains du parlement. Précisé-ment, comme en 1806, on négociait avec les cours deSaxe et de Hanovre, qui, comme alors, ne demandaientpas mieux que de ne pas voir aboutir les négociations.Déjà l’Autriche était là, prête à réinstaller l'anciennediète dans son siège de Francfort. Pendant que la Saxeet le Hanovre signaient avec la Prusse l’alliance dite desTrois-Rois, leurs vœux étaient avec l’Autriche, tout commela Hesse et la Saxe, en 1806, en signant la fédération,avaient été, qu’on nous permette cette locution trivialedans la manche de Napoléon. Le conflit de la Hesseélectorale avec son souverain, prototype des petits tyransallemands, fournit l’occasion, qui fut saisie avec empresse-ment, de mettre fin à toute équivoque. C’était la traditionsacrée de l’ancienne dîète de toujours donner raison auxprinces et tort aux Etats. L’armée autrichienne se miten marche pour occuper l’Electorat et prêter main-forteau violateur de la constitution. La Prusse se laissa allerpendant l’espace de quelques heures à la velléité de venirau secours de la légalité foulée aux pieds. Son armées’ébranla. Le choc des deux puissances fut signalé parcette fameuse bataille de Bronzellen, qui coûta la vie àun cheval blanc du camp autrichieu, passé à l’immortalitéen sa qualité de martyr unique du dévouement du roide Prusse à la cause d’un peuple. Après ce trépas ex-piatoire, les deux souverains jugèrent que le moment étaitvenu d’arrêter le carnage et de s’embrasser. Le baronde MaDteuffel, le premier ministre de Prusse, partit pourOlmutz, et y signa l’acte de soumission à la volonté del’Empereur, que M. de Bismarck avait déclaré être ledernier mot d’une bonne politique. L’ancienne diète futrouverte sous la présidence de l’Autriche. L’histoire aile-