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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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son commandement. Heureusement, ces mesures, qui en-gageaient beaucoup trop 'Allemagne , ne furent pointagréées par l'Autriche . Elle envoya à Berlin le princeWindisck-Graetz déclarer qu’il ne s’agissait pour la Prusse ni de médiation, ni de commandement eu chef; que sondevoir était de marcher aux côtés de l’Autriche , qui nepensait pas, ajouta-t-il, à lâcher un seul village de laLombardie . Toutes ces péripéties, se succédant avec lamême rapidité que les événements, coïncidèrent presqueavec la bataille de Solférino, et pendant que le négocia-teur autrichien pressait la Prusse de hâter sa déclarationde guerre à la France , et qu’il télégraphiait à Véroneque l’alliance était certaine, qu’on ne devait pas conclurede paix, l’empereur François-Joseph venait se jeter entreles bras de Napoléon III , et signer la paix de Villafranca.

L’inquiétude de voir agir la Prusse autrement qu’envassale, la crainte, bien pardonnable en face de la poli-tique vacillante et cauteleuse de la cour de Berlin, de semettre entre l’enclume et le marteau en s’acharnant dansune lutte contre la France, avaient décidé l’Autriche àse réconcilier précipitamment avec cette dernière. Ellepréférait recevoir la paix de Napoléon III , comme ré-cemment elle a préféré remettre entre ses mains laVénétie. Elle retournait sa colère contre la Prusse . Unmanifeste impérial, daté du ehâteau de Laxembourg(25 juillet 1859), accusa dans les termes les plus violentsla cour de Berlin, d’avoir seule amené la défaite enabandonnant lâchement son ancien allié. Un journal duparti autrichien ajouta l’aveu naïf, que l’Autriche auraitpréféré perdre trois Lombardies plutôt que de fournir à laPrusse l’occasion de prendre une plus grande positionen Allemagne. *)

: ) Die neue Aéra. Sondershausen, 1862.