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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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reste dœuvre du démon. Des soldats et des paysans,voilà tout ce quil fallait pour être heureux, sanssinquiéter dailleurs si les uns suffisaient pour faire vivreles autres. On doit convenir que lhomme issu de cetterace avait fait bien du chemin pour arriver à sepréoccuper si vivement de la législation douanière, etpour en demander à grands cris la réforme avec le con-cours des chambres et de la presse.

La guerre dItalie le trouvant ainsi disposé, on devinedans quelle direction il aurait voulu pousser son gouverne-ment. LAllemagne courut alors un immense danger.Pendant un moment, un faux sentimentalisme et unpatriotisme factice, suscités en faveur de lAutriche , dansle Midi surtout, menacèrent dentraîner lAllemagne àprendre les armes pour cette puissance. La cour deBerlin nètait pas restée en dehors de ce mouvement.Elle oscillait, pendant toute la durée de cette guerre,entre son intérêt rationnel qui était contre, et ses in-stincts légitimistes qui étaient pour lAutriche . Précisé-ment à mesure que la nation ouvrait les yeux à lévi-dence et se tournait vers lItalie, la royauté prussienne inclinait vers les Habsbourg, dont la cause était défenduedans le château de Potsdam par les influences les plusaugustes. La défaite de Magenta vint au secours de cesmachinations, qui montraient an prince régent (le roiactuel) le principe révolutionnaire envahissant lEurope .La Prusse lança une circulaire aux cours allemandes,dans laquelle elle annonçait son intention dune médiationarmée en faveur de lAutriche , prenant pour point dedépart le maintien de cette puissance dans son statu quoterritorial; et, pour appuyer cette démonstration, onmobilisa six corps darmée, 250,000 hommes. En mêmetemps la Prusse proposa à la diète de mettre sur pieddeux corps darmée des autres Etats en les rangeant sous