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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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376
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est obligée, pour grandir, de sassimiler les forces vivesdu sol dans lequel sont implantées ses racines? Sonpoint de départ était, à ne pas en douter, lintérêt dyna-stique. Son éducation royaliste devait avoir identifié enlui la majesté du souverain avec celle du pays. Enélargissant sa pensée, il procéda par induction, et finitpar arriver au sentiment des vérités élémentaires, danslesquelles nous entrons, nous autres, de plain-pied. Nuldoute aussi quau fond de son âme il ne soit resté cequil était. Sa manière dêtre se ressentira toujours deson point de départ et de son procédé inductif. Cestun empirique en matière de bien public; mais précisémentcet instinct supérieur, qui est le propre des grandsempiriques, la conduit à la découverte des lois que lascience fait sortir de sa synthèse par le procédé inverse.Depuis lonptemps le parti national était parvenu à cetteconclusion, quil fallait employer linstrument de la royautéprussienne: enfin il se trouve un homme qui, partant dela royauté, comprend quil faut recourir au principe de lanationalité et de tout ce qui en découle. Cest de cetterencontre que sont sortis les événements.

Rien quen embrassant si vigoureusement la causedes intérêts économiques, M. de Bismarck laissa loinderrière lui les misères de son ancien parti, qui avaittoujours flairé dans le progrès de lactivité industriellelapproche de son ennemi mortel. Sous le règne précé-dent, M. de Kleist-Reezow, un des chefs et des types lesmieux réussis de la chambre des seigneurs, qui fut placéà la tête des provinces du Rhin en qualité de présidentdu gouvernement, ne manquait aucune occasion pourexhaler la sainte horreur que lui inspirait létat florissantde ce pays intelligent et laborieux. Il déclarait dans sestournées, que le bruit des usines, laspect des hautescheminées lui faisaient mal au cœur, les qualifiant du