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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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tait à tort, mais de bonne foi, contre une résistance quilui semblait le résultat de laveuglement.

Mais quoi quil en soit, lhistoire ne pourra jamaislui voter le bill dindemnité quil a obtenu de la repré-sentation nationale. Celle-ci devait obéir à la nécessitéde se mettre sur le terrain du fait accompli et de lavenir.Son vote nétait quune transaction entre les fautes dela veille et l'intérêt du lendemain. Lhistoire a le devoircontraire. Cest delle aussi quon devrait dire: elle renddes arrêts et non pas des services. Et quand même onferait la part la plus large aux circonstances; quand onadmettrait à un certain point la nécessité dans laquelleM. de Bismarck se trouvait, de couvrir sous des dehorsimpopulaires des projets de grande utilité, il resteraittoujours à examiner: si le sentiment aristocratique et ledédain de la légalité qui ont engendré tous ses procédésnappartiennent pas trop à lessence de sa personnalité,pour quil en puisse rejeter la responsabilité sur len-chaînement des circonstances extérieures. Dans un rôleodieux, il a déployé trop de verve naturelle; il a montrétrop de talent dans lart de se jouer de la morale pu-blique, pour nous persuader que sa manière de pensernait pas été au-devant des procédés excessifs qui purentlui être imposés par la situation.

Depuis quon sest occupé en quelque sorte de larévision de son procès, il a été dit par lui et par sesapologistes, quen entrant au ministère le 24 septembre1862, il sétait sérieusement flatté de pouvoir se concilierlopinion libérale du pays, et de marcher daccord avecelle. Ceux qui soutiennent cette version ajoutent même,quen refusant une première fois un portefeuille, il auraituniquement agi sous limpression que le conflit de laloi militaire ne serait pas de trop longue durée, et quedans lintérêt de ses grands projets, il ferait mieux de