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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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union publique, à Dantzig, il déclara que les ordonnancesavaient été rendues à son insu, et quil les désapprou-vait. Il alla jusquà écrire au roi, son père, pour pro-tester contre un régime, qui, disait-il, mettait en dangerses droits à la couronne. Sa lettre eut pour résultat dele faire éloigner de la cour pendant un certain temps.Enfin la mesure fut comblée par les fameux arrêts de lacour de cassation de Berlin , composée exprès pour lesbesoins de la cause à linstar de ces tribunaux que, sousJacques II , on avait nommés unpacked jury. Lesacquittements prononcés en première et en seconde in-stance à légard des députés, poursuivis pour avoir atta-qué les ministres dans leurs discours, furent cassés; laliberté de la tribune, consacrée expressément par un ar-ticle de la constitution, fut supprimée par la voie pénale.Cette magistrature dont lincorruptibilité était devenueproverbiale peut-être à trop bon compte; cesfonctionnaires qui, bien que pédants et traeassiers,avaient conservé dans le servilisme même une sorte derigidité, enfin tout ce qui touchait de près ou de loin àla sphère officielle, semblait être soumis à un traitementde démoralisation systématique. Le trafic des consciencesentrait en pleine activité, un mot nouveau caractérisaitles jeunes employés qui faisaient une fortune rapide sansautre mérite que celui d'être prêts à tout pour un peudavancement. On les nommaitdie Streber," commequi dirait:les aspirailleurs. Il semblait que le mo-ment fût venu les pessimistes triompheraient dansleurs prédictions. On allait voir tous les abus delancien régime saccoupler avec toutes les roueries dudespotisme moderne; les préjugés de lorthodoxie se com-biner avec les relâchements dun réalisme frivole.Uneseule des nombreuses mesures illégales de ce temps , 11 cestainsi que sexprime un savant fort modéré,aurait suffi