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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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avec la déclaration quon se passerait delle pour lafixation du budget. Tous les défis et toutes les insultesfurent jetés à la face du pays. M. de Bismarck et sonprincipal collègue, M. de Roon, le ministre de la guerre,eurent des moments de cynique audace. Un jour un ora-teur ayant formulé des soupçons fort graves contre lesministres, et M. Yirchow ayant demandé quils fussentinvités à assister aux débats afin de pouvoir répondre,M. de Bismarck sortit nonchalamment dun cabinet atte-nant à la salle des délibérations et jeta à lassembléequelques mots dédaigneux, déclarant quil était inutilede recommencer, attendu que dans la pièce il était,on entendait suffisamment ce qui se passait entre cesmessieurs. Une autre fois il dit en pleine séance, enface des députés:Quand nous serons davis de faire laguerre, nous la ferons avec ou sans votre approbation.Le président ayant voulu arrêter un jour le ministre dela guerre dans une sortie antiparlementaire, celui-cisécria que le président navait pas le droit de linter-rompre, quun ministre était au-dessus de la police dela salle et du contrôle présidentiel. Il en naquit un longconflit qui aboutit à une violation ouverte du principeconstitutionnel; le roi envoya aux chambres un messagedépourvu de toute signature ministérielle. En mêmetemps les chambres étaient congédiées (27 mai 1863).Qelques jours après, parurent les ordonnances sur lapresse. Le système des avertissements et des confiscations,visiblement importé du dehors, fut appliqué aux jour-naux; une pression violente fut ouvertement exercée surtous les fonctionnaires. Quiconque avait le courage de nepas plier était poursuivi à outrance, discipliné, envoyéau fond de la province. Le cri de lindignation géné-rale séleva si haut, que le prince héritier lui-même neput se soustraire à lémotion commune. Dans une-