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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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deux puissances, lAutriche avait toujours pu compter surlappui de la Prusse dans les questions extérieures, tandisque celle-ci avait ses allures libres pour les questions in-térieures, ainsi que cela sétait vu à loccasion de lafondation du Zollverein ; que depuis le rétablissementde la diète, la Prusse rencontrait, précisément dans lesEtats les plus voisins (la Hesse électorale et le Hanovre ),une résistance due aux incitations de la cour de Vienne ;(pie si cette cour, au risque de saliéner les sympathiesde la Prusse , laissait les choses aller de ce train, elle seberçait probablement de lidée que, dans une guerredangereuse pour lAutriche , les deux puissances devraientnéanmoins se retrouver au sein de la même alliance:mats que cette supposition reposait sur une grosse erreur ,qui napparaîtrait peut-être quau dernier moment, maisalors avec une clarté fatale ; que si lon ne revenait àlancienne intimité, lalliance de la Prusse avec un ad-versaire de lAutriche ne serait pas du tout chose impos-sible dans un cas semblable a celui de la guerre dItalie de 1859; que lAutriche avait le choix ou de continuersa politique antiprussienne, basée sur une coalition avecles Etats moyens, ou de sunir honnêtement à la Prusse .Après avoir touché encore à quelques questions du jour,M. de Bismarck pria lambassadeur dAutriche de mettrele plus dexactitude possible dans ce quil allait écrire decette conversation à M. de Rechberg, ajoutant que, daprèssa conviction, les bons rapports entre les deux cours nesauraient plus être rétablis quau moyen de la plus entièresincérité.

Peu de jours après, le 13 décembre, M. de Bismarckeut un second entretien avec le même diplomate. Enexaminant les paroles échangées à cette occasion, nousne pouvons nous empêcher de remarquer que déjà, aucommencement de 1863, lAllemagne , bien que ne sen