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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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avaient besoin dêtre examinées de plus près, et quon ac-cepterait une réunion pour le mois doctobre; que de cettefaçon, le roi aurait le temps de discuter les articles avecses ministres. Mais le congrès, passant outre, adoptadun trait, après une délibération sommaire, tout le projetautrichien, et une note fut expédiée à la Prusse , la mettanten demeure dy adhérer ou de se voir exclure de la nou-velle organisation. Le 15 septembre, la Prusse répliqua parun refus, dont les motifs étaient tirés de linsuffisance deschangements projetés. Elle réitéra en même temps sesconditions principales : partage de la suprématie entre elleet lAutriche sur le pied dune entière égalité, et représen-tation nationale avec pouvoir législatif. Il lui fut répondupar des notes identiques de la part de lAutriche et desautres Etats. Enfin, après une série de démonstrationsplus violentes les unes que les autres, les diplomates despuissances confédérées se réunirent à Nuremberg pour dé-libérer sur des mesures préventives à prendre contre laPrusse , qui avait parlé de casus belli.

En remettant sous les yeux du lecteur tous ces faitssignificatifs, nous devons nous étonner que lopinionpublique ne se soit alors montrée ni plus attentive niplus alarmée. Cette indifférence en présence de menaces,dont maintenant nous pouvons apprécier le caractère degravité, sexplique par le scepticisme avec lequel le peupleallemand, depuis un demi-siècle, sétait accoutumé à re-garder tous les tiraillements entre ses deux grandespuissances. Chaque fois quune des deux avait demandéquon prît fait et cause pour elle contre lautre, le publicavait haussé les épaules.Les loups ne se mangent pasentre eux, avait-on coutume de dire. Malgré tous lesgros mots échangés, le pays pensait comme lAutriche :quau moment décisif, la solidarité des tendances réaction-naires se chargerait de la réconciliation.

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