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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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410
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projet d'adresse de la chambre prussienne , qui se pro-nonçait vivement contre le Danemark. H. de Bismarcklui répond:

Je comprends vos objections contre ladresse qui, néan-moins, à mon avis, nous rend service en exerçant une certainepression sur la marche des négociations diplomatiques. Il estpossible que je me trompe; car plus je travaille dans la politique)plus je perds confiance dans les calculs humains ... La situationest ainsi faite, quil me convient de lâcher, contre les Dano-philes de la conférence, tous les chiens qui ont envie daboyer(excusez ce style chasseur); le tapage de toute la meute réunieproduit cet effet sur les pays étrangers, quils se font à lidéede regarder comme impossible le rétablissement du régimedanois dans les duchés .... Je ne crains pas que ladressepuisse nous créer des embarras. Je ne regarderais pas du toutcomme un malheur que notre notre nation lût tellement saisiedambition prussienne, que le gouvernement, au lieu de stimuler)

se trouvât plutôt obligé de tempérer lardeur générale.

Enfin, pour caractériser la situation, je vous avouerai quelannexion prussienne nest pas le but suprême et nécessaire demes efforts, quoiquelle men représente le résultat le plusagréable.

Et, en même temps quil formulait ainsi sa véritablepensée, il ne se contentait pas de la déguiser en discu-tant avec le Danemark un point de droit fort douteux,mais il samusait à jouer encore un trosième jeu aveclAngleterre. A lord Woodhouse, envoyé de Londres pour faire un dernier essai de conciliation, il répondit.que jamais la Prusse ne pourrait sentendre avec le Dane-mark, tant que celui-ci conserverait son régime démo-cratique; quun coup dEtat à Copenhague était le seulmoyen déviter la guerre!

Toutes ces tergiversations ouvrirent enfin les yeuxà lAutriche, qui commença dès ce moment à pencherdéfinitivement vers le prétendant. M. de Bismarck, deson côté, ne sentant pas encore la situation suffisamment