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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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ce lien, à faire cause commune avec la Prusse , guidéepar un intérêt tout à fait contraire. Lorsque les deuxarmées se mirent en marche, le conflit en était venu àce point, que le royaume de Saxe, appelé à deux ans de à se faire écraser aux côtés de lAutriche à Sadowa,refusa le passage à larmée impériale qui dut faire undétour à travers la Prusse . Pour que rien ne manquâtà la maladresse, un secrétaire dEtat*) déclara formelle-ment dans la chambre des députés à Vienne , au nom deson gouvernement, que lAutriche nentendait mener cetteguerre que contre le mouvement soulevé en Allemagne ,puisque jamais elle ne pourrait reconnaître le principedes nationalités!

Après avoir supprimé ainsi de fait la diète et amenélAutriche à en méconnaître lautorité, M. de Bismarckétait bien forcé de se débarrasser du traité de Londres,qui, aussi bien que la jurisprudence fédérale, lui inter-disait lannexion des duchés. En capitaine bien avisé, ilsétait dabord occupé uniquement de lun de ses adver-saires, et celui- à sa merci, il se retourna contre l'autre.A plusieurs reprises il avait reconnu la validité du sus-dit traité; ce qui ne lempêcha pas, le moment venu, desen affranchir. Le 15 mai 1864, il déclara quil ne seregardait plus comme lié envers le Danemark par le traitéde 1852, puisque cette puissance layant enfreint elle-mêmene pouvait plus en revendiquer les avantages.

Le lendemain du jour il avait fait cette mani-festation officielle il révélait, dans une lettre adressée àun ami (elle est datée du 16 mai 1864), que la questionde droit nétait quun prétexte pour arriver, de manièreon dautre, à lannexion des duchés. Lami, appartenantau camp des conservateurs, sétait effrayé en lisant le

*) M. de Biegeleben.