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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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mun accord. Il tendait une amorce à laquelle la cour deVienne naurait su résister. Sous prétexte que les princesde la confédération qui faisaient cause commune avec laclameur publique entraînaient la diète sur la pente ré-volutionnaire des revendications nationales, il fit entrevoirà M. de Rechberg à quelles funestes conséquences la mo-narchie allait sexposer par la reconnaissance de ce prin-cipe subversif. Il lui fit sentir combien il était plus pru-dent et plus digne de rester sur le terrain de la grandediplomatie, de repousser lintervention turbulente de ladiète qui obéissait à la pression de lopinion publique,par conséquent de se mettre en rapport avec les grandespuissances européennes, non en qualité de mandataires dela confédération, mais à titre de grandes puissances alle-mandes. Une réconciliation avec la Prusse sur cette baseréactionnaire paraissait à M. de Rechberg présenter undouble avantage: il se hâta de donner dans le piège.Semparant avec bonheur du rôle que M. de Bismarcklui avait assigné, il chargea son représentant auprès de ladiète de soumettre à celle-ci une proposition ayant pourobjet denjoindre au prince prétendant lordre de sortirdes duchés, et dinterdire simultanément toutes démon-strations publiques en sa faveur dans les Etats de laconfédération. La diète refusa. Alors lAutriche et laPrusse réunies demandèrent quon les autorisât au moinsà occuper le Sehleswig, en leur qualité de grandes puis-sances. Nouveau refus de la diète. Après ce doubleéchec subi en janvier 1864, les deux gouvernements ré-solurent de se mettre en contradiction ouverte avec ladiète, et dentrer dans le Schleswig , malgré celle-ci. Ainsidonc lAutriche , qui pendant un demi-siècle avait basétout son système sur sa solidarité avec les souverains desecond et de troisième rang dans la confédération et surlinstitution de la diète, sétait laissé entrainer à rompre