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3 (1895) Politische Schriften von 1848 bis 1868
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conflit avec la diète et en même temps acquérir un terri-toire précieux. LAutriche pouvait raisonnablement ba-lancer entre deux partis à prendre: ou se ranger stric-tement du côté du traité de Londres, conclu en 1852 sousses auspices, en reconnaissant le droit dynastique du roide Danemark; ou bien se mettre à la tête du mouvementallemand en faveur de lindépendance des duchés. M. deBismarck qui avait juste lintérêt contraire, qui ne voulaitni laisser les duchés au Danemark ni les soumettre à lajuridiction fédérale, moyen sûr de les voir refuser à laPrusse, manœuvra si bien que lAutriche le suivit docile-ment dans tous les chemins tortueux quil choisissait suc-cessivement pour sapprocher de son but. Laffaire desduchés avait toujours été pour les petits princes de laconfédération un moyen de faire du patriotisme à bonmarché. Cétait un dérivatif sans danger pour lefferves-cence populaire, un prétexte toujours bien venu pour jouerau soldat. Dans le cas présent, une circonstance touteparticulière venait donner un nouvel attrait à la com-binaison. La version la plus populaire revendiquait lesduchés en faveur du prince d'Augustenbourg . Cétait re-connaître en même temps le principe de la légitimité etcelui des petites souverainetés, dont le nombre se seraittrouvé augmenté par ladjonction de ce nouveau confrère.La diète avait fait occuper le duché du ïïolstein par uncorps darmée fédéral, composé de Saxons et de Hanovriens.M. de Bismarck, pénétré avant tout de limportance dufait accompli, nhésita pas à décréter que les Prussiens iraient sinstaller à côté, dans le Schleswig , sous un pré-texte quelconque. LAutriche , à son tour, voyant marcherla Prusse , se dit quelle ne pourrait rester spectatrice in-active dune pareille occupation et se décida égalementà entrer dans le Schleswig . Alors M. de Bismarck luioffrit de se réconcilier et de sentendre pour agir de com-