conflit avec la diète et en même temps acquérir un terri-toire précieux. L’Autriche pouvait raisonnablement ba-lancer entre deux partis à prendre: ou se ranger stric-tement du côté du traité de Londres, conclu en 1852 sousses auspices, en reconnaissant le droit dynastique du roide Danemark; ou bien se mettre à la tête du mouvementallemand en faveur de l’indépendance des duchés. M. deBismarck qui avait juste l’intérêt contraire, qui ne voulaitni laisser les duchés au Danemark ni les soumettre à lajuridiction fédérale, moyen sûr de les voir refuser à laPrusse, manœuvra si bien que l’Autriche le suivit docile-ment dans tous les chemins tortueux qu’il choisissait suc-cessivement pour s’approcher de son but. L’affaire desduchés avait toujours été pour les petits princes de laconfédération un moyen de faire du patriotisme à bonmarché. C’était un dérivatif sans danger pour l’efferves-cence populaire, un prétexte toujours bien venu pour jouerau soldat. Dans le cas présent, une circonstance touteparticulière venait donner un nouvel attrait à la com-binaison. La version la plus populaire revendiquait lesduchés en faveur du prince d'Augustenbourg . C’était re-connaître en même temps le principe de la légitimité etcelui des petites souverainetés, dont le nombre se seraittrouvé augmenté par l’adjonction de ce nouveau confrère.La diète avait fait occuper le duché du ïïolstein par uncorps d’armée fédéral, composé de Saxons et de Hanovriens.M. de Bismarck, pénétré avant tout de l’importance dufait accompli, n’hésita pas à décréter que les Prussiens iraient s’installer à côté, dans le Schleswig , sous un pré-texte quelconque. LAutriche , à son tour, voyant marcherla Prusse , se dit qu’elle ne pourrait rester spectatrice in-active d’une pareille occupation et se décida égalementà entrer dans le Schleswig . Alors M. de Bismarck luioffrit de se réconcilier et de s’entendre pour agir de com-
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